mardi 3 février 2015

ÉTOILES DU POLAR


dans les polars modernes français - séries  ou autres - le suspect  est rangé entre 4 coins gris, devant la table d'usage
il est globuleux, Il fait la gueule et on a envie de lui marteler le crâne à coups de corbeille à papier 

penchés sur  lui, arpentant la pièce ou cognant sur la table, on a:

l'inspecteur  good looking, regard indéchiffrable, flegme, silences somnolents avec brusques explosions de vocabulaire

et sa partenaire, brushée désordre, seins distraitement moulés ou à moitié à l'air, œil noir de personne qu'on a doublée à un guichet de la poste, aboiement:

"ouais alors, ça t'a pas plu, tu l'as crevé, hein?  t'étais en rogne, il fallait qu'il la ferme, hein?  les ordures dans ton genre, ici, on en a plein les chiottes  ça tourne sur orbite...!
allez crache le morceau, qu'on se tire! parce que  là, je sens qu'on va s'énerver,  ça fait deux heures que tu nous chies dessus avec tes conneries  et ta gueule enfarinée d'enfoiré de merde! faut voir à pas nous prendre pour des canards sauvages, hein, connard! "

ce qui est insupportable 
la misère du scénario?
l'invariable, écrasant cabotinage?
non
pour moi, c'est le "tu"
le "tu" = "moi merveille, toi merde"
autrement dit: je t'ai attrapé comme une mouche, t'es mal rasé, donc je suis Dieu 

mon intelligence tombe évanouie




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