il reste très peu de place au soleil sur cette planète
il faut se battre comme un chevalier de la Table Ronde pour conquérir son empire au 102ème étage à Dubaï ou à Manhattan - ou tout simplement sa piscine genre Dali, ses écrans géants et ses bermudas de chez Versace
les dieux, qui ont tant servi - et desservi - les hommes sont en grève
l'un fait la sieste au plafond de la Chapelle Sixtine, l'autre flâne dans un paradis oriental le nez dans une fleur, un autre rêve couché sur un lit d'or quelque part entre l'Inde et le Tibet blessé
autour de cette voix séraphique qui vocalise en Iran, ils sont des millions - en augmentation ininterrompue
des images inaccessibles leur défilent non stop sous le nez et dans la paume de la main
ils se débattent dans le net comme des harengs dans un filet
(un filet qui a capturé la planète - on se demande qui est en train de pécher)
sans les fruits modernes de la vie, ils n'ont rien à savourer, aucune autre source d'adrénaline que l'amour de la mort
et ses danses guerrières dans les squares
Il leur reste Israel qu'ils doivent chérir en secret - parce que, sans lui, sans les États Unis (un allié un peu réfrigéré, d'ailleurs, depuis Obama) - ils basculeraient dans le néant
les juifs sont la ressource du monde
ils ont enrichi Isabelle l'Inoubliable, distrait les cosaques, hanté l'Occident - la terre entière a festoyé sur eux à travers l'Histoire
ils ont servi de sandwich à l'Allemagne affamée, et maintenant qu'ils ont un état - une virgule brillante et armée jusqu'aux nuages - ils nourrissent des continents
il enchantent la nostalgie d'un monde viré de tous les jardins
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